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 Prologue :: The call of duty (Renée) - terminé

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i need a hero.
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Effigie : Scarlett Johansson Dollars en poche : 98 Âge du personnage : 27 ans Nom de code : Batwoman Situation civile : Fiancée Quartier de résidence : Diamond District Emploi : Héritière de la fortune familiale, justicière à temps plein Présence : présent
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MessageSujet: Prologue :: The call of duty (Renée) - terminé   Lun 9 Oct - 23:07


Prologue::
The call of duty
renée & kate


Je ne pouvais décemment pas abandonner Gotham. Je ne pouvais pas me cacher derrière une absence tombant à point nommée. Je ne pouvais accepter de laisser ma cape et mon masque de côté et de nier les faits. Il m'était hors de question d'imaginer un seul instant que ma famille ou mes amis pouvaient avoir leur vie actuellement en danger et que, pour ma part, je me contentais de fermer les yeux afin de me concentrer sur autre chose. Pourtant, c'est la promesse que j'avais faite à Maggie. Sortir de Gotham. Abandonné cette ville quelques jours durant afin que nous puissions nous retrouver, et que je puisse être présente afin de lui apporter le soutien nécessaire qu'elle espérait et méritait à la fois. Nous avions besoin de cette pause, de cette trêve dans nos responsabilités respectives. Nous avions besoin de nous rappeler que derrière la flic et la justicière, il demeurait avant tout deux femmes à part entière. Deux femmes avec des attentes, des besoins et des sentiments. Mais comment pouvais-je un seul instant laisser la place aux sentiments quand je voyais ce qui s'abattait dans ma ville natale ?

Intrépidement fonceuse et sans hésitation aucune, j'avais délaissée Maggie aux abords de Star City afin de rebrousser chemin. Je ne m'étais pas formalisée sur notre au revoir. Il y avait tellement plus important que nous deux en jeu. Et peut-être qu'indirectement, je jugeais plus important de retrouver mon alter-égo que de rester aux côtés de ma fiancée... Drôle de pensées, je sais... Mais étant donné la drôle de période que nous traversions, inutile de chercher à savoir ou à comprendre. Que je l'avoue ou non, Batwoman était aussi un refuge confortable dans lequel je me sentais toujours bien ! Mais avant que la Red Knight ne puisse faire parler d'elle, il fallait avant toute chose que je regagne le coeur de la ville, le coeur de Gotham. Je ne nierai d'ailleurs pas que l'argent que j'avais à disposition me fut d'une grande aide sur ce coup-là. Car, pour trouver un imbécile prêt à vous emmener au coeur d'une ville qui se voyait contraint à une évacuation de la population, croyez-moi qu'il valait mieux avoir une solide poignée de gros billets verts. Une autre formalité qui fut cependant rapidement réglée. J'étais nerveuse. J'étais impatiente. J'étais tendue comme pas possible. Mes pensées allaient vers mon père... Certes était-il un honorable militaire de carrière... Mais si ses années de service lui avait donné l'envie de jouer les héros et qu'il en ait payé de sa vie ? Je songeais à Oracle... Nightwing... Batman... Où étaient-ils et que faisaient-ils au moment où l'attaque de la toxine eut lieu ? Je pus m'en assurer rapidement en envoyant un message successivement à mon père, ainsi qu'un Oracle. Pour l'un, je me contentais de prendre de ses nouvelles sans en dire d'avantage. Pour la seconde, j'avais témoigné mon inquiétude tout en indiquant que j'étais en route. Nous ne serions pas trop d'une chauve-souris de plus pour faire face à une telle menace... Mais que dire dés lors que j'arrivai aux abords de Gotham ?!

La panique. La peur. La nervosité. Le chaos. Se frayer un chemin à travers des foules de personnes soigneusement mise en rang d'oignons, dans un calme que les forces de l'ordre tentaient d'instaurer au possible. Des interrogations de toute part. Des plaintes parce que l'on avait oublié un grand-père. D'autres protestations car on n'avait pas eu le temps de prendre le chien. Une femme en pleure n'acceptant pas la vérité qu'on ne pourrait certainement pas retrouver son mari. Des policiers calmes et disciplinés. D'autres plus dans l'agressif et la tension, ne sachant comment gérer un tel bordel... Je n'osais pas imaginer ce que pouvait donner l'état de la ville en son coeur, en son sein. Mais ça n'annonçait absolument rien de bon, que du contraire !

Après m'être faufilée au sein du brouhaha des bus d'évacuation, je m'arrêtai au coin d'une rue pour rester pantoise. Vous vous souvenez tous d'avoir déjà vu des films catastrophes avec des scènes de pillage et de personnes intéressées que par le vol et le vandalisme dans on ne sait quel but ? C'est ce que je voyais devant mes yeux. On brise une vitre pour embarquer des télés dernières générations et aux prix exorbitants. On vole du matériel informatique d'une célèbre marque nullement connue pour être bon marché. D'autres, plus désespérés, passent d'un bout à l'autre de la rue avec des caddies remplies de vivres et de provisions diverses. C'est comme si le cataclysme annoncé avait déjà frappé, alors que nous n'en n'étions qu'aux prémisses de nuits et de jours excessivement sombres. Des personnes qui crient. D'autres qui fuient. Et d'autres qui agressent. Je ne dirais pas que nous étions dans un No man's land, mais nous n'étions pas dans les jours les plus radieux et les plus accueillants de Gotham ! C'est d'ailleurs durant cette observation que je me retrouve prise au dépourvue et que je fais les frais d'un inconscient désireux de me menacer et de me dérober tout ce que je pouvais alors posséder sur moi. Il ne payait rien pour attendre... Enfin, en théorie ! Car, en pratique, je n'eus pas le temps d'entreprendre le moindre mouvement que ce dernier fut neutraliser avant que je n'ai le temps de dire ouf ! « Merci pour le coup de main ! » Lâchais-je dans un mélange de spontanéité franche ainsi que de nonchalance... Avant de me sentir réellement saisie et totalement prise au dépourvue en reconnaissant la personne, plus précisément l'inspectrice, responsable de ladite intervention. « Renée ? »


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Dernière édition par Kate Kane le Mar 10 Oct - 15:33, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Prologue :: The call of duty (Renée) - terminé   Lun 9 Oct - 23:59


Prologue ::
The call of duty
renée & kate

Insomnie. Totale insomnie. J’ignore si je peux mettre des mots face au nombre d’heures qui se sont écoulées sans que je ne puisse complètement fermer l’œil… Il m’est difficile de reposer mon visage sur mon oreiller et de laisser me transporter dans un monde où les songes et les rêves seraient les maîtres de ce lieu. J’ignore si je réussirais à pouvoir refermer l’œil un jour… Comment pourrais-je me reposer sur mes lauriers alors que nous étions en état d’alerte… alors que la ville allait tomber en ruines sans que nous puissions faire quoi que ce soit pour parer à l’irréparable… ? Gotham est une ville où le mal règne. Bien que les criminels ne cessent de fleurir au sein de ces ruelles obscures, jamais, je n’aurais pu penser, ou même envisager, que ce genre de désastre puisse survenir… L’Epouvantail… Sa toxine… mortellement dangereuse et pouvant être irréversible… Très sincèrement, j’ignore comment le futur va se présenter… Tout ce que je sais, c’est que des pertes monstrueuses et astronomiques risquent de voir le jour… Et je n’ose pas imaginer le chaos à l’extérieur des murs de mon domicile… Alors que je suis installée dans mon salon, à éplucher des dossiers de bandits à la noix, mes oreilles ne peuvent qu’entendre le brouhaha intense qui surgit sur le couloir de mon étage. De nombreuses personnes quittent l’immeuble aussi rapidement que possible. Je finis même par entendre les cris d’une femme qui semblent être prise de panique lourde. Comment puis-je rester cloitrée ici, sans bouger le petit doigt ? Cela m’est impossible et je n’hésite alors pas à quitter le salon, à contourner une table pour gagner le hall d’entrée et m’extirper de ce lieu pour accourir vers la principale intéressée. Je la connais. Une voisine maternelle, protectrice et aimante. Je n’ai jamais eu à me plaindre d’elle. Une charmante voisine qui n’hésite pas à user de l’humour pour alléger ses journées et voir la vie sous un autre angle. Alors que d’habitude, elle rayonne d’une lumière intense, là, c’est juste plus qu’inquiétant. Le regard livide, presque vitreux… quasiment recroquevillé sur elle-même, mais qui semble soulagée en un sens. La raison est telle que ses enfants n’étaient pas en ville, mais avec leur père, en Europe. Dans un sens, ils ne risquent pas d’être empoisonnés du venin toxique de l’Epouvantail. Par contre, cette crainte de ne plus revoir ses enfants est telle qu’elle n’arrive pas à bouger, à remuer le moindre petit doigt de pied. Il faut que je l’aide. Il faut que je l’aide à se bouger, à se mouvoir et à ne pas rester au milieu du couloir. Les mouvements sont denses et je ne veux pas risquer à ce qu’elle se fasse mal inutilement. Je la porte alors à bout de bras et la hisse, de toute la force que je peux posséder, jusqu’à mon appartement. Elle n’allait pas rester une éternité, mais il fallait que je puisse lui remettre les idées en place et l’aider à se ressaisir pour ne pas qu’elle sombre. Je veux qu’elle puisse atteindre son objectif et rejoindre ainsi sa famille… J’ignore si je serais capable de lui promettre un billet d’avion… Je n’ai même pas la connaissance que les airs seraient prêts à accepter de quitter la ville pour aller ailleurs… Après tout, personne ne peut savoir ce qui peut se passer à l’aéroport… Il ne resterait plus qu’à espérer que ma voisine puisse prendre courage à deux mains et voyager, quitter Gotham avec sa voiture, à toute vitesse…

Je ne peux pas l’accompagner. Cette simple réponse, ces simples mots ont réussi à m’arracher le cœur. Voir les larmes apparaître et se rassembler à l’intérieur de ses yeux me fend le cœur. Mais, je n’ai pas le choix. Même si ma famille n’est plus en ville, je ne dois pas abandonner ma sombre Gotham au détriment de ma voisine. Ce serait injuste et sa demande est égoïste. Il faut qu’elle prenne sur elle. Je parviens à lui redonner du plomb dans la tête. Finalement. L’espoir est permis. Nous devions pouvoir s’accrocher à un semblant d’espoir et continuer de lutter pour vivre. La vie est si précieuse… et si lâchement gâchée par les lubies d’un psychopathe ambulant et terrifiant… D’un sourire, je la ramène en bas de l’immeuble. M’apprêtant à la quitter pour regagner l’immeuble, je me retiens au dernier moment. « Attends-moi près de la voiture, je reviens. » Quelques mots pour regagner ma demeure, prendre mes affaires et quitter les lieux en laissant tout en plan. De toute façon, je serais bien plus utile à bosser sur le terrain qu’à potasser sur de vulgaires dossiers de pacotille…

Un brouhaha de monstre. Je ne reconnais plus Gotham. Tout part en lambeau. La panique se fait aisément ressentir. Les cris. Les pas qui se ruent vers l’intérieur de bus, quitte à bousculer de nombreuses personnes pour espérer avoir une place à son cœur… Ce sont lors des moments comme ceux-ci qu’on peut se rendre vite compte que l’égoïsme est de prime et que seul compte sa propre survie. C’est l’être humain qui laisse ressurgir ses instincts primitifs et qui ne laissent plus sa conscience prendre le dessus. Que puis-je dire face à cela… ? Dans ce contexte, personne n’avait tort, personne n’avait raison. Seuls les méthodes peuvent être discutables… Et en parlant de méthodes… Cela fait de nombreuses minutes, peut-être même presque une heure ou deux, je l’ignore, que j’ai quitté ma voisine et arpente désormais les rues de Gotham. Bien que je ne sois pas en service officiellement, mon arme à feu demeure logée à l’intérieur de mon holster situé sur ma hanche. Il est dissimulé par mon long manteau noir, très utile pour vaincre le vent de fraîcheur qui balaye la ville. Alors que je stoppe des petits malins à tenter de dérober les effets personnels d’une personne âgée, mon regard se tourne directement vers la rue située juste en face et découvrit un autre énergumène qui désire user de ces mêmes méthodes envers une jeune femme. Je lève les yeux au ciel et les roule légèrement. « Quelle perte de temps… Sombre idiot… » D’un pas discret, je m’avance vers l’endroit où se tenait l’agresseur et la future victime. Avec l’obscurité du lieu, je ne parviens pas à déceler le visage de la jeune femme. Ce n’est pas ma priorité du moment car aussitôt présente derrière le dos du jeune homme que j’utilise la crosse de mon arme à feu et la lui cogne brutalement, presque violemment sur le sommet de son crâne. Certes, c’est soudain, c’est brutal, mais je n’ai pas le temps de me préoccuper d’imbéciles de ce genre. Il tombe alors à terre, glissant presque le long de mon corps. Alors que je m’abaisse pour attraper ses poignets, ce sont mes oreilles qui firent un bond et mon cœur qui cesse de battre pendant une fraction de seconde. Une voix… Cette voix… Tellement longtemps que je ne l’ai plus entendue… Elle me paraissait si lointaine… J’ai peur… Oui, j’ai peur de lever la tête et de poser mes yeux sur la personne que je craignais voir… Je finis par le faire et je suis juste des plus abasourdies… Je suis totalement sur le cul ! « K… Kate… ? Que… Qu’est-ce que tu fais ici… ? » Cela fait des lustres que je ne l’ai plus aperçu… Après, avais-je vraiment envie de la voir, en ce moment même… ? En tout cas, je ne peux que saluer sa beauté… Malgré tout le chaos régnant en ville, elle demeure belle comme au premier jour… mais avec… plus de maturité dans ses traits… Je secoue la tête et soupire un instant. « Tu ne dois pas rester ici. Va-t-en et mets-toi à l'abri... » Tant que tu le peux encore...


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MessageSujet: Re: Prologue :: The call of duty (Renée) - terminé   Mar 10 Oct - 0:58


Prologue::
The call of duty
renée & kate


S'il y a une chose à laquelle je ne m'étais pas attendue, c'était bien de croiser Renée en cherchant à regagner mon loft, ainsi que mon repaire. Pourtant, toutes les conditions étaient réunies pour que cela se produise : elle est une inspectrice dévouée corps et âmes à son boulot et sa cause. Gotham est en plein schisme. C'est son boulot et, de ce que je la connais, je sais qu'elle ne renoncerait jamais à ce type de responsabilités. Il n'empêche que je n'avais pas eu, ni pris le temps de pouvoir penser que je pourrais la croiser... Ou, tout du moins, pas en civil ! Un aléa du capricieux destin ? Allez savoir !

Cela devait bien faire des années que nous ne nous sommes pas retrouvées comme ça, face à face. Dans le feu de l'action, là où on ne peut spécialement fuir ou éviter l'échange. Bien sûr, cela ne veut pas forcément dire que de se croiser va nous donner l'opportunité de traverser cette nuit ensemble, comme au bon vieux temps... Enfin, le bon vieux temps... Nos façons de passer une nuit ensemble étaient magistralement à l'opposé du cadre et de la situation actuelle. Mais c'est une pensée qui ne m'effleura pas non plus l'esprit je dois dire. L'heure tourne, et chaque minute qui passe peut s'avérer cruciale dans le chaos ambiant régnant tout autour de nous. Ce n'est pas aujourd'hui que je la jouerais carte sur table et prendrai le temps de jouer au salon de thé pour régler les arriérés existants entre nous. Car, oui, indirectement, je sais que certains aspects de notre ancienne relation demeurent en 'suspend'. Comme un objet perdu dans l'océan et noyé au coeur de l'eau, mais vacillant, remontant vers la surface pour ensuite retomber vers les profondeurs au gré du temps. Des silences, des fuites, des distances sur lesquels nous n'avons jamais pris le temps ni la peine de mettre des mots. Sans doute que s'il n'y avait pas eu mon agression, l'intervention de Batman et le protocole 10, alors peut-être qu'à l'époque j'aurais essayé de récupérer Renée et de me concentrer exclusivement sur elle. Toutefois, nous ne saurons jamais si cela aurait réellement changé quoi que ce soit ! L'aurais-je souhaité ? Aujourd'hui, je ne peux pas me permettre de répondre oui. Mais je mentirais à moi-même en répondant d'un solide et indiscutable non. Ceci dit, je ne peux pas me permettre de perdre du temps avec ça. Même avec la mort dans l'âme, je n'ai pas le luxe d'accorder un temps de réflexion à ce qu'était notre relation, comment nous en étions en arrivé là, et si un retour de dialogue était possible entre nous. Bon, d'accord, c'est un peu facile à dire pour moi puisque, en définitive, je pouvais la revoir sous les traits de mon alter-égo. Toutefois, il s'agit là d'un autre débat que nous n'avons pas le temps de mener ici !

Malgré tout, j'étais contente de la voir. Sincèrement. Être face à elle m'assurait qu'il ne lui était rien arrivée et qu'elle allait bien. Pour le moment, me direz-vous ! Elle est vivante, elle n'est pas blessée et est toujours aussi vive et réactive. Il n'y a pas d'intérêt à ce que je me morfonde et me perde dans une psychose de tout ce qui pourrait lui arriver durant la nuit. « Il fallait que je revienne... Pour mon père, ma famille... M'assurer qu'ils vont bien avant de pouvoir évacuer. » Une réponse offerte avec un certain aplomb. Bien évidemment, c'était un semi mensonge utile et indispensable. Mais l'inquiétude que je portais pour ma famille, même pour ma belle-mère, s'avérait sincère. « Et puis, je suis une grande fille. Je sais me défendre ! » Souris-je finement dans un rictus sarcastique. Si je n'avais jamais évoqué les réelles raisons de mon engagement dans l'armée, je n'avais jamais caché à Renée la formation que j'avais suivie en tant que cadette. Cette simple information ne laissait pas transparaître que je pouvais maîtriser un quelconque art martial, ou que me battre contre les criminels était mon quotidien. Et que cela reste comme ça ! Pourtant, je devais bien avouer que son ordre, son injonction, me fit dans un sens plaisir. Oui, quelque part, je me sentais touchée qu'elle pense à ma sécurité et, ce, même si c'était d'avantage la flic que la personne qui s'exprimait en l'occurrence. D'un côté, j'aurais peut-être voulu lui promettre, mais il est évident que j'en étais incapable ! « Je pourrais te répondre la même chose, même si tu es flic, mais... » Alors que mon regard était porté vers le sien, je vis une silhouette menaçante arrivée derrière elle. D'instinct, je glissai mon bras autour de sa nuque. Je la tirai vers l'avant et pivota dos vers la menace tout en envoyant mon coude valser solidement et sévèrement dans la mâchoire du potentiel agresseur. Je relâche alors Renée et me retourne face à l'homme se tenant ladite mâchoire pour lui offrir un solide coup de genoux bien senti dans les parties. « Au moins, il nous foutra la paix celui-là ! » Commentais-je dans un étrange duo de fermeté et d'ironie à la fois. Un instant d'égarement avant que je ne me retourne de nouveau face à Renée. « Je sais que c'est ton boulot de me faire quitter la ville avec les autres, et que tout le monde soit en sécurité. Mais j'ai d'autres priorités à régler avant. » Ironie du sort, dans la vie de tous les jours, elle aurait sans nul doute eu droit à la même Katie désinvolte, désintéressée et irresponsable qu'elle a préféré quitter à l'époque. Ce même visage qui a su autant la séduire que l'exaspérer. Néanmoins, et contre toute attente, je me laissais aller à un message clair, net, précis, responsable et envers lequel je ne semblais pas réellement ouverte à la négociation !

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MessageSujet: Re: Prologue :: The call of duty (Renée) - terminé   Mar 10 Oct - 13:13


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The call of duty
renée & kate

Il fallait que je revienne… Pour mon père, ma famille… Une fois de plus, je retiens l’envie de rouler des yeux et de maugréer derrière mes dents. Ces simples mots ont réussi à faire rétracter mon cœur et à le rendre encore plus instable qu’il ne l’était déjà avant de l’apercevoir. C’est un pincement au cœur. La raison est telle que j’aurai, sans doute, appréciée entendre qu’elle voulait aussi voir si j’étais saine et sauve… Ces simples mots suffisent à me dire qu’entre elle et moi, il ne se passera plus rien… C’est certainement ridicule de penser cela alors qu’il y a des années qui se sont écoulées et que, normalement, de l’eau a coulé sous les ponts et l’histoire aurait appartenu au passé. Ce n’est pas le cas pour moi. Tant d’années où je me suis infligée la cause de notre séparation… Cette prise de décision difficile et douloureuse, mais dont je n’avais pas le moindre choix… Une prise de décision qui m’a aussitôt fait penser à Daria qui m’avait quitté à cause de ma période alcoolique et où tout allait mal dans ma vie… En y repensant, j’ai regretté notre séparation… Oui, j’ai regretté d’avoir quitté la seule personne pour qui mon cœur n’avait jamais cessé de battre uniquement parce qu’elle ne cessait de jouer avec sa vie, loin d’être mature… Je me suis remise en question depuis. A de nombreuses reprises, j’avais voulu retourner vers elle et recoller les morceaux… Mais découvrir un baiser échangé avec une flic, blonde de surcroît, ça avait de quoi vous faire plusieurs pincements au cœur… « Je suis ravie de l’apprendre et c’est tant mieux pour toi. » Répondis-je sèchement. Je n’aurais jamais envisagé des retrouvailles de la sorte. Je suis perdue. Comment dois-je me comporter avec elle, dorénavant ? Je ne pourrais jamais oublier notre passé, c’est impossible et aujourd’hui, je ne suis plus la Renée d’il y a quatre ans. J’ai également évolué. J’ignore si Kate avait évolué, grandi… A en croire ses mots, il semblerait que oui, mais je ne désire pas m’attarder dessus. Je m’abaisse vers le prévenu pour lui attacher les mains derrière le dos avec une paire de menottes que je trimballe toujours avec moi. J’attrape alors mon appareil de communication directement lié aux équipes du GCPD et demande à une patrouille de venir chercher l’individu pour qu’il ne puisse plus faire de ravages en ville. Nous, représentants de l’ordre, n’avons pas le temps pour nous s’attarder à des petites affaires de la sorte en vue de l’état actuel des choses. Néanmoins, il faut bien que cela se fasse et ce n’est pas en les laissant en liberté que nous risquerions d’avoir moins de charge de travail, que du contraire. Et au moins, en m’occupant de lui, je mettais un peu de côté la présence de mon ex petite amie et ça faisait un peu de bien à l’esprit. Reposant l’homme contre un pas de mur de la ruelle, je faillis me redresser face à sa réplique avant de constater, avec stupéfaction, ce qu’elle venait d’entreprendre. Je mis quelques secondes avant de reprendre mes esprits. Oui, j’avoue être quelque peu impressionnée face à l’effet qu’elle vient de me donner en me « sauvant ». Si son but était de me prouver qu’elle avait changé, peut-être était-elle sur la bonne voie… Néanmoins, je fis comme si cela ne m’avait pas spécialement touché d’une quelconque façon. « Justement. Je suis flic, tu es une civile. » C’est aussi simple que ça et mon devoir, en tant que tel, est de la mettre à l’abri… pour le peu d’abri qui puisse encore y avoir à Gotham… Nous foutre la paix… Je lève une fois encore mes yeux vers le ciel, tout en discrétion. Par-là, elle veut signifier qu’elle voudrait que nous discutions ? Elle a très mal choisi son moment et je ne fais pas preuve de mauvaise volonté, que du contraire ! Je soupire et range mon arme de service dans son holster, contre ma hanche. « Ecoute, je m’en fiche. Tu as d’autres priorités, très bien. J’en ai aussi. Alors ne te retarde pas et vague à tes occupations. Ce n’est pas moi qui vais te retenir. » Une fois de plus, je suis étonnée de la façon dont elle a employé ces mots. Kate voulait sans doute me prouver qu’elle avait changé. Je pourrais lui en être reconnaissante dans d’autres circonstances et échanger davantage de mots avec elle, sans doute plus calmement et plus doucement. Toutefois, la situation est loin d’être calme avec tout le chaos qui siège en ville. Je regarde autour de moi et vis la patrouille arriver pour intercepter les deux agresseurs pour le coup. « Mais… merci pour ce que tu as fait… Nous sommes quittes à présent… » Cette fois-ci, c’est un regard reconnaissant, plus doux qui s’offre à Kate. Un léger sourire s’était étiré sur le coin de mes lèvres pour lui montrer que j’étais sincère. Mon âme n’est pas si refermée que cela, finalement…

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MessageSujet: Re: Prologue :: The call of duty (Renée) - terminé   Mar 10 Oct - 14:15


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renée & kate


Il ne fallait nullement être Einstein pour remarquer que Renée semblait dés plus sur la défensive et sur la réserve dans sa façon de se comporter et de réagir. Bon, ceci dit, à la vue de notre passif, je ne m'imaginais pas la retrouver dans une accolade chaleureuse comme si de rien n'était et comme au bon vieux temps. Autant parce que cela ne nous aurait pas ressemblé, que par le moment n'était réellement pas à ça ! Mais, au fond de moi, je ne savais pas si c'était de l'amusement, du cynisme ou de l'égocentrisme mal placée de me dire qu'elle serait bien mal placée si elle avait l'attention de se comporter comme si j'avais été la seule coupable de notre échec d'antan. Pour le coup, je ne pense pas tellement à notre histoire d'ailleurs. Certes, il y a ce qu'il frappe Gotham qui passe en priorité. Mais je pense également à Maggie, à notre relation. Une fraction de seconde dans mon esprit extrapola ce qu'il s'était produit avec Renée pour savoir si je reproduisais un volontairement une irresponsabilité ou un détachement voulant mener notre relation à un échec quelconque ou pas. Oui, l'espace d'un instant, je me demandais si les problèmes présents entre nous était surtout de mon fait ou pas ? Mais non, Kate. Tu n'as pas le temps de t'attarder sur ce genre de détail. Pour l'heure, je ne peux qu'avancer face à la menace et faire face à tout ce que je rencontrerai durant l'instant présent. Et mon urgence était ici sans l'être. Même si je sais qu'au fond de moi cela me faisait, dans un sens, du mal à le reconnaître... Je n'avais pas trop de 'temps à perdre' auprès de Renée... D'autant que, volontairement ou non, elle n'allait pas faire appel à mon côté le plus calme et le plus posé si elle souhaitait entrée dans ce jeu du flic et de la civile. Ce n'était pas contre elle, mais dans ma tête résonnait cette pensée par laquelle je lui communiquais mentalement qu'elle était loin de se douter qu'elle était certainement plus en danger que moi. Ainsi, me contentais-je de soupirer et de rouler des yeux pour exprimer un mécontentement quelconque au lieu de me perdre dans un débat interminable pour lequel nous n'avions aucunement le temps. Elle aurait très bien pu se contenter d'un 'merci' pour le mec que je venais de foutre à terre. Mais non, ça aurait été trop simple... Et cela aurait été contraire à son tempérament de feu qui, déjà autrefois, m'avait tant séduite. Je suis ravie de constater qu'elle n'en n'a rien perdu. Je dirais même que ça s'est renforcé. Et je ne lui en tiendrais nullement rigueur. Tant parce que vivre à Gotham ne pouvait que vous forger un mental d'acier, surtout si on voulait survivre en restant du bon côté. Et tant parce que cela lui allait toujours comme un gant ! Je hausse un sourcil. Il n'y a pas à dire, nos interactions sont beaucoup moins nerveuses et tendues. Mais si elle voulait jouer comme ça, sur ce ton là, alors soit ! « Parfait ! » Haussais-je nonchalamment des épaules. Je ne vois pas ce qu'il y avait d'autres à dire. Pourtant, j'observai quelques secondes d'immobilité en laissant mon regard planté dans celui de Renée. C'était bizarre. Étrange. Je ne savais même pas si cela me déstabilisait ou me faisait du bien. Ma seule certitude, c'est que ce fut trop court puisque mon attention fut rapidement attirée par le bruit de sirène d'une voiture de patrouille. Je m'apprêtais à prononcer quelques mots pour laisser tomber le rideau et prendre le départ. Toutefois, ce fut Renée qui s'exprima la première. Un petit rictus content et gêné à la fois se dessina sur mon visage, légèrement penché vers l'avant alors. « Nous ne serons jamais quittes tant que nous n'aurons pas réglée certaines choses, Renée... » Relevais-je un visage beaucoup plus sérieux, et néanmoins très franc, vers mon ex petite-amie. « Mais tu n'as pas à me remercier, comme je ne laisserai jamais quelqu'un s'en prendre à toi. » J'étais bienveillante, prévenante et je pense généreuse pour les personnes qui m'étaient chères. Et malgré l'issue qu'a été notre relation d'autrefois, Renée a compté. Et rien que pour cela, elle fera toujours partie des personnes que je n'abandonnerai jamais à leur propre sort. Pourquoi lui dire ça maintenant cependant ? Peut-être à cause de l'incertitude de cette nuit, de ce que Gotham s'apprêtait à traverser. Et sans doute parce que c'était naturel et spontané ! Cependant, je n'avais plus vraiment de raison à rester là. « Je sais que tu connais parfaitement ton boulot... Mais fais quand même attention à toi ! » Opinais-je simplement du chef avant de tourner les talons. Après tout, l'une comme l'autre, nous avions énormément de pain sur la planche !

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Effigie : sarah shahi. Dollars en poche : 152 Âge du personnage : trente années à errer dans une ville où le chaos est maître... Emploi : inspectrice à la brigade criminelle du gcpd. Présence : généralement, quotidienne.
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MessageSujet: Re: Prologue :: The call of duty (Renée) - terminé   Mar 10 Oct - 15:29


Prologue ::
The call of duty
renée & kate

Je suis perdue. Décontenancée. Je ne pensais plus être capable d’être prise, à ce point, au dépourvu. C’est à croire que mes méditations ne portent pas leur fruit quand je suis en sa présence… Comment pourrais-je me comporter face à elle ? Je ne peux, décemment pas, faire comme si de rien n’était. Je n’ai qu’une seule envie alors, en cet instant, prendre mes jambes et m’encourir à toute vitesse. Je ne veux plus rester sur place, au sein de ce lieu et laisser des centimètres me séparer de Kate. Je ne veux pas être avec elle, pas maintenant, pas dans de telles conditions. Je veux… J’ai besoin de me protéger à tout prix. Je n’ai aucunement envie qu’elle interfère avec mon travail… Je ne veux pas qu’elle empiète dans ma vie avec une telle arrivée, une telle entrée. J’ai réussi à me forger une carapace de feu, d’acier. Personne n’a réussi à me déstabiliser de la sorte et je ne compte pas la laisser me faire du « mal » à sa façon… A cette façon que Kate a d’utiliser sa voix, de laisser son regard se perdre sur mon visage… J’aurai tellement pu lui adresser un accueil des plus chaleureux dans un monde meilleur, mais je réagis avec mon cœur et avec un zeste de mon instinct. Je ne la laisserais pas me dénigrer. Je veux juste me protéger. Fort heureusement, je sens mon cœur se détendre d’un lourd fardeau lorsque mes oreilles entendent et interceptent le bruit d’une sirène d’un véhicule de police. Rapidement et presque aussitôt, c’est une voix qui se fait entendre au beau milieu de la ruelle. Une voix qui se dégage de mon appareil et me demande mon aide. Je l’attrape et la maintiens dans le creux de ma main. Mes yeux se posent sur Kate. « Nous aurons tout le temps d’en parler à cœur ouvert à un autre moment… Et ce ne sera pas aujourd’hui… » Toujours ferme, toujours franc, toujours sérieux. Ma voix ne se faiblit pas quand le son s’extirpe de ma bouche et ça me soulage. Au moins, cela prouve que je ne perds pas mes moyens envers et face mon ex petite-amie et c’était tout ce que je désirais ! Elle ne laisserait jamais quelqu’un s’en prendre à moi… Un fin sourire se dessine sur le coin de mes lèvres alors que mon visage s’est quelque peu baissé. J’accueille ses mots tout droits dans mon cœur et dans un sens, cela me fait du bien. Cela me réconforte dans l’idée que, malgré tout ce qui a pu se passer au sein de nos vies, je compte encore pour elle… Tout comme elle ne cessera jamais de compter pour moi. « J’arrive tout de suite… » Répondis-je alors à cette voix qui se faisait plus insistante. Je ferme le canal et range l’appareil dans la poche arrière de mon pantalon. Ces mots, je les ai prononcés en ayant le regard posé sur le visage de Kate. Ainsi, elle voit ce petit sourire qui est présent sur ma bouche, signe que j’apprécie son attention et que cela est réciproque, ayant alors hoché légèrement de la tête. « Sois prudente. » Je ne voudrais pas qu’il t’arrive quelque chose… et je ne m’en remettrais jamais… Je ne prononce pas ma pensée des plus profondes et des plus discrètes. Ce serait trop tôt et ça ne me ressemblerait pas tellement. Je me contente juste d’opiner du chef, de lui adresser un dernier regard avant de prendre la poudre d’escampette et de quitter ce lieu pour me rendre à un autre… là où la justice avait besoin de Renée Montoya… !

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Justice needs more than ever to rise from the ashes. For too long this city has yielded to laziness, yielding its work to these valorous justiciers. Now I am here and I would not hesitate to put my soul more than enough to stop all the evil that is contained in this city dear to my heart ...
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